Une fois n’est pas coutume, les différents ministres de l’enseignement du pays ont trouvé un accord pour introduire l’éducation à la gestion durable de la forêt dans les programmes scolaires. Un premier pas important vers une meilleure compréhension des enjeux de la forêt mais aussi des acteurs et de la plus-value de la filière bois pour la société. 

La filière forêt-bois belge en rêvait depuis des années. Il faut dire que des expériences similaires menées depuis quelques années à l’étranger obtiennent des résultats surprenants. Les initiatives se multiplient un peu partout. Pensons aux programmes de gestion de parcelles forestières par des écoles au Québec. Ou encore à l’école en forêt au Danemark ou aux forêts pédagogiques en France. D’ici peu, ce sera aussi le cas en Belgique. 

Recréer le lien avec la forêt dans l’éducation

La forêt est un milieu complexe que peu de gens parviennent encore à décoder. Ce savoir disparaît avec l’urbanisation de nos modes de vie et de pensée. Un phénomène qui entraîne une déconnexion progressive avec la matière. Insidieusement, le lien entre la forêt et le matériau bois s’atténue dans l’esprit collectif. A tel point qu’on peut craindre un scénario où il devienne nécessaire de rappeler que le bois provient de la forêt, au même titre que les agriculteurs rappellent que le lait vient de la vache. 

Mieux maîtriser les enjeux de la forêt

« Les programmes scolaires d’éducation à la forêt permettent de reconnecter les jeunes avec la forêt dans tous ses aspects, et notamment sa fonction productive. Dans une logique de gestion durable, il est naturel que l’homme intervienne en forêt. Tout comme il est normal qu’il accompagne le cycle de vie des peuplements. Et qu’il récolte des arbres pour répondre à une multitude de besoins. Nous ne pouvons donc que nous réjouir que ces matières seront enseignées dans nos écoles. D’autant que la filière est un secteur économique qui génère des milliers d’emplois dans nos régions et que le matériau bois est appelé à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre le changement climatique. Mieux nos enfants maîtriseront les enjeux de la forêt, mieux notre société sera en mesure de gérer cette ressource locale et de répondre aux défis du futur », déclare François De Meersman, secrétaire-général de la Confédération Belge du Bois. 

 

Poisson d’avril

Malheureusement, il s’agissait d’un poisson d’avril. Mais espérons que l’enthousiasme suscité par cette information inspire nos ministres de l’Enseignement Caroline Desir et Ben Wuyts (et nos ministres de la Forêt Céline Tellier et Zuhal Demir) à intégrer l’éducation à la gestion durable de la forêt dans les programmes scolaires…